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Genesis for Two Grand Pianos  
Genesis for Two Grand Pianos - Yngve Guddal & Roger T. Matte (Audio CD)
 

 

Commentaires en ligne
Note moyenne des commentaires : 5.0 étoiles sur 5
 

5 étoiles sur 5 Une étonnante réussite, 12 décembre 2005
 

STRING(top-1000-reviewer_5246) Commentaire de : bruspell (Qui suis-je ?) de Seine-et-Marne

Deux raisons m'ont poussé à découvrir ce disque: la curiosité d'abord et, surtout, la caution de Steve Hackett. En effet, on peut s'attendre à tout et n'importe quoi dans le registre "tribute classique à un groupe rock". On a tous subi le "best of Truc par la fanfare de Trifouillis-les-oies", "Bidule reprend les tubes de Machin avec les petits chanteurs à la croix de bois", "le répertoire de Tartempion joué par cinq bandonéons", j'en passe et des meilleures...
On attend donc de l'originalité, de la sensibilité, et c'est cela qui fait la différence entre un superbe "Apocalyptica plays Metallica by 4 cellos" et, au hasard, un Genesis revu à la sauce classique par D. Palmer, disque plutôt insipide sorti il y a quelques années.

C'est dans la première catégorie que se situe ce "Genesis for 2 grand pianos", enregistré par deux inconnus au bataillon.
D'abord, les titres. Un choix plutôt pertinent: nos amateurs ont pioché dans le répertoire 71-80 (pas de "Land of confusion", donc), et on a des classiques ("Mad man man moon", "fountain of salmacis"), sans pour autant tomber dans les morceaux "tarte à la crème" (franchement, qu'aurait-on fait d'une énième version de "Firth of fifth"?). Certains morceaux sont même plutôt inattendus, comme le superbe "Duke's travel" et, surtout, le rarissime "Evidence of autumn", dont l'exhumation montre, s'il en était besoin, que nos hommes sont des amateurs éclairés! Seul choix discutable, "Down and out", tiré du mésestimé "And then...", titre sympa, plus rock, plus enlevé, mais qui n'a pas la même profondeur que les autres. Un "Lady lies" aurait sans doute été plus à sa place...
L'interprétation, maintenant. Elle est tout en finesse, en virtuosité - et ce, sans prétention. Certains titres, loin de se trouver dénudés, se révèlent même d'une richesse insoupçonnée... Mention spéciale à "fountain of salmacis", ouverture dantesque. Le pari est réussi, et confine parfois au prodige, puisqu'on se remet le CD avidement - alors que, pour la plupart des tributes, on court se consoler en réécoutant les titres originaux!

Bref, réussite totale; ces gens ont dû écouter Genesis jour et nuit pendant 30 ans pour parvenir ainsi à en délivrer la quintessence!